Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : L'Apoèzie
  • : Ce blog me sert de recueil de textes...
  • Contact

Musique

Recherche

Nombre de visiteurs

Il y a actuellement    personne(s) sur ce blog
6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 14:00

L-echassier.jpg

 

J’aime quand une idée monte, me turlupine,

Ainsi qu’en un pâton s’agite du levain,

Mais ce que je préfère à mes pensers bien vains,

C’est lorsque ma Thalie m’amuse, me taquine.

 

Cette enfant qui se glisse en mon lit le matin,

Me demande une histoire en suçant sa tétine,

Et pendant qu’endormi son père lui serine

Il était une fois..., je goûte ses câlins.

 

Ainsi qu’après la nuit en déchirant ses ombres,

L’homme épris de sa fille accroit encor le nombre

Des chimères qu’une aube incline à balbutier,

 

Peignant de nouveaux mots que ma vie désentoile,

Je souffle à du papier du vent pour une voile

Qui m’emporte déjà comme un grand échassier…

 

 

Sébastien Broucke

6 août 2013

Partager cet article
Repost0
5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 14:30

 

Goutelettes.jpg

 

Ton regard obliquait vers ces lueurs câlines,

Qui renaissent au jour en robes vaporeuses...

 

Béni soit qui se vêt d’une aurore joyeuse,

Et s’offre ainsi qu’un ciel s’entourant d’opaline…

 

Sébastien Broucke

5 août 2013

Partager cet article
Repost0
4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 15:30

 

Papillon-sur-levre.jpg

 

Il avance, il est noir, est-ce un arc, une lance,

Qui pourrait l’empêcher d’affleurer mes silences…

L’entendez-vous planer dans cet air plein de joie,

Celui qui vient ce jour, d’été, baiser ma voix ?

Il marche, virevolte, il échappe, charmant,

A tout ce qui est lourd, médiocre, inélégant.

A ma main qui l'envie, mes doigts qui n’ont de cesse

De le suivre en dansant, d’imiter ses prouesses,

Il devine étourdi qu’en leurs frêles beautés,

Survit un monde empli de sa légèreté.

Alors qu’il ne craint pas les profondes ravines,

Il s’effraie à l’idée d’une pluie cristalline ;

Si cet amant des fleurs rêve de perce-neige,

Jamais il ne verra sur lui fondre nos neiges ;

Il ignore l’hiver mais germe aux premiers bruits

Que distille un printemps annonçant d’autres fruits ;

S’il rampait monstrueux loin des astres sublimes,

C’est tout éblouissant qu’il s’approche des cimes…

Le voyez-vous là-bas reflétant une aurore,

Celui dont le baiser, tout léger, vous dévore ?...

 

Sébastien Broucke

4 août 2013

Partager cet article
Repost0
31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 17:30

Pour toutes les mamans du monde...


Quelle-magie.jpg

 

Je t’attends sous cet orme où fleurissent mes vers,

Le soleil est bien haut, déjà, dans cette cour,

Qui verrai-je en premier, le soir ou ton retour,

L’espoir n’est qu’un mirage en un brûlant désert…

 

Je scrute l’horizon, je maudis la journée,

L’heure s’avance, avance, avance… et moi je veille,

Comme une fleur inquiète attendant une abeille,

Un papillon fourbu, une aile à pouponner…

 

Une cloche d’église entrecoupe au couteau,

Le silence et le jour comme un bon chien qui mord,

La vie n’est pas méchante et personne n’a tort,

Mais le monde est cruel aux cœurs sentimentaux…

 

Le décor est posé : les heures s’amoncellent,

Je vais énamourée, lasse, découragée,

Sous un arbre obombrant mon âme ravagée,

Qui meurt de le graver au prénom qu’elle épèle…

 

Je m’adosse à ce tronc comme au bois d’un cercueil,

Et mère sans couleur sous des cieux miroitants,

J’entends d’un clocher noir la mesure à trois temps,

Qui chante "pousse, espère, et chute…, pauvre feuille !"

 

 

Sébastien Broucke

31 juillet 2013

Partager cet article
Repost0
29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 23:00

Muret.jpg

 

Avez-vous déjà vu ces longs murets bancals,

Qui quadrillent d’été le manteau des montagnes,

Les avez-vous longées ces lignes estivales,

Dérobant aux autours les lézards des campagnes ?

 

Ici pas de secours, plus rien d’horizontal,

Sans chapeau tout titube et c’est chaleur de bagne,

Le soleil qui sourit n’a plus rien d’amical,

Et du corps vacillant la fièvre est la compagne !

 

Ainsi j’allais, sans eau, sans chapeau, sans adulte,

Dans des herbes jaunies, dans des terres incultes,

Et mes pas résonnaient dans mon petit cœur d’homme.

 

Arpentant sans raison la rocaille et les pierres,

J’emportais ma jeunesse et mes chemins derrière

Ces murs qu’étourdissait un ciel sourd, monochrome.

 

 

Sébastien Broucke

29 juillet 2013

Partager cet article
Repost0
27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 18:30

 

Papillon-sur-la-langue.jpg

 

C’était encore un jour éloigné de l’hiver

Une ride de plus peut-être ornait ta bouche

Ton invisible amant reposait sur ta couche

Où brûlait ce soleil qu’on fuit dans les déserts

 

La chaleur caressait les pâturages verts

Tu désirais sur toi ses mains qui t’effarouchent

Déjà tournait ta tête à ce vin qu’on débouche

En Champagne l’été, les jours d’anniversaire

 

Tu te trouvais bien vieille alors qu’encor plus belles

Les fleurs de ton jardin époussetaient leurs ailes

Pour colorer de joie ce papillon surpris

 

C’était toi, t’en souvient-il, c’était toi qu’épousait

Dans toute ta grandeur, dans toute ta beauté

Cet ange fou du ciel et de ton âme épris…

 

 

Sébastien Broucke

27 juillet 2013

 

Partager cet article
Repost0
26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 12:30

 

Le baiser

 

 

J’encadre encor de roses, quelquefois de vers,

Les astres que mon cœur a saisis dans sa nasse,

Il conserve pour eux tant de célestes places,

Que j’aimerais savoir s’il en reste dans l’air…

 

Sens dessus sens dessous, tout y est de travers,

Ce serait un grenier si ce n’était l’espace,

Cet endroit qu’il faudrait qu’un génie débarrasse,

Mais chacun des objets ne cesse de me plaire…

 

Inconstantes amours, griffes sur mon visage,

Souvenirs au lointain, délicieux paysages,

Ce qui frôla ma main, ce qui brûla mes yeux,

 

Tout ce que j’ai saisi de mes années lumière,

Repose en un cercueil où renaît prisonnière

Mon âme illusionnée par la moitié des cieux !

 

Sébastien Broucke

26 juillet 2013

Partager cet article
Repost0
25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 19:30

969358 423576827756409 1622138339 n

 

J’avoue, j’en veux encore à ton rire éphémère,

Aux joies dilapidées aux plus doux de nos heures,

A tes regards d’enfant qui réchauffant ta mère,

Annonçaient tout l’hiver le printemps et ces fleurs,

Que mon âme noircie par la fumée des ans,

Salissait de dédain, méprisait de néant.

 

Tu allais ravissante et les aubes ravies

Attendaient que s’éveille aux nouvelles clartés

Ma délicate fille où s’empressait l’envie

De vivre, d’être heureuse, d’aimer en aparté

Les instants qui s’en vont essaimer sur les jours

De joyeux souvenirs, de paisibles amours.

 

A l’époque la terre était encore ronde,

La nuit peut-être sombre et la journée pareille,

Mais je n’ai jamais eu de douceurs plus profondes

Que lorsqu’appréhendant ton âme en son sommeil

Je devinais un ange attendri par la chance

De veiller sur ton père et ta jeunesse immense…

 

Sébastien Broucke

25 juillet 2013

Partager cet article
Repost0
24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 15:30

  Ange nu aux ailes blanches

 

 

Un arbre était tombé de toute sa hauteur,

Remplissant les jardins de stupeur.

Lui qui touchait au ciel le priait en silence,

Humilié, comme on voit bien souvent les géants,

A genoux, implorant et pleurant.

 

On s’interroge, il est immense,

Que faire de ce tronc, il faudrait l’amputer,

De ses branches d’abord, car le monstre a planté,

Comme chaque voisin les devine s’étendre,

Ses tentacules longs, ses racines noueuses,

Au fond de la terre argileuse.

 

La souche, tout est là ! Comment l’ôter, la prendre,

Quel jardinier peut l’enlever ?

Les grands froids seront là avant qu’on l’ait trouvé,

Celui qui pourrait seul arracher de la terre,

Cette pieuvre enfoncée au tréfonds de nos champs !

Tout ce bois perdu pour l’hiver…

 

Il nous le faut, même méchant,

Cet homme qui saura nous sauver de cette hydre,

Le temps passe bien vite et l’eau de la clepsydre,

Aura gelé l’horloge avec les habitants,

Si nous ne trouvons pas demain ou maintenant,

Ce jardinier que nous cachent nos dieux, ou même,

Nos démons dans leurs noirs repères,

Quel enfer !

 

La crainte arrive et chaque femme devient blême,

Tout crie, s’arrache les cheveux,

Tout appelle son diable et du bois pour son feu !

Personne à l’horizon, rien aux cieux, impensable…

Rien ne monte du sol, ni racine ni homme,

Le froid vient, dans les vals, dans les âtres, les sommes,

Chacun devient abominable…

 

La Mort approche et rit, glacée, reine sans joie :

Vous attendiez du feu, passez la nuit chez moi,

Il est dans mon pays des flammes magnifiques,

Laissez-moi vous porter sous l’herbe où vont les vieux,

Là-bas, j’assècherai vos yeux

De mes fumées archangéliques !

 

Sébastien Broucke

24 juillet 2013

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 11:00

Oeil-de-vie.jpg

 

Longtemps séparés par la mer,

Nos corps aujourd'hui le sont moins,

Désormais ravies par la terre,

Nos mains mêmes s’aiment moins loin.

 

Je suis un esprit sans un souffle,

Je ne m’éloigne ni ne cours,

Ainsi qu’un vieux sage en pantoufles,

Qui hume le néant des jours.

 

Des vagues t'éloignaient de moi ?

La vie n’a plus rien contre nous,

Dans ces collines qui nous noient,

Mon âme est blottie dans ton cou.

 

Un autre monde arrive enfin,

Et ton regard n’a plus de larmes,

Dans ce pays qu’est ce jardin,

La rosée renaît de tes charmes.

 

Déjà mon cœur auquel tu tiens,

Immobile sous son drap d’herbe,

Se cambre effleuré par le tien,

J’étouffe et t’aime en d’autres verbes.

 

Si la terre au ciel se mélange,

En des couchants indélébiles,

Etrangement j’entends un ange,

Ressuscitant mes os d’argile.

 

Pardon pour l'oiseau qui s'enfuit,

Pardon pour la branche qui casse,

A frôler tes doigts dans la nuit,

Je ne suis qu’un mort qui trépasse.

 

Sébastien Broucke

21 & 22 juillet 2013

Partager cet article
Repost0