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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 19:30

Colliers

 

A l’heure où d’angéliques mains

Essaiment les matins

De merveilles nouvelles,

 

Il me semble parfois, empêtrée

Dans mes draps, mes secrets,

Qu’on m’approche d’un fil,

Où pendue à mes rêves,

Je balance sans bruit.

 

J’espère d’autres îles,

Engourdies de sommeil,

Où le soleil avance…

 

D’ange point, je me vêts.

 

Puis les cils entrouverts sur les mêmes idées,

Je promène étirés,

Sous la lueur des cieux,

Mes bras, mes heures empressées.

 

Tout semble comme hier,

Tout est comme demain,

J’ignore la prière,

J'attends un autre dieu

 

A l’heure où d’angéliques mains…

 

 

Sébastien Broucke

9 août 2013

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 23:30

Les amants-copie-2

 

La pluie fracassait ses os agités,

Ses gouttes au sol ; vous alliez princière,

En riant du ciel glissant sur les pierres,

Quand de mon pied gourd moi je le heurtais.

 

Montant au couvent pour vous abriter,

Vous ressembliez aux saintes prières,

Embaumées de pleurs, pures, prisonnières,

Accourant vers Dieu qui vous transportait.

 

Je revois encor vos cheveux trempés,

Où glisse aujourd’hui, étonnée, ma main,

Caressant vos nuits jusqu’aux lendemains ;

 

Et j’entends le soir aux cieux découpés,

Quand gronde l’orage où rugit le vent :

Par l’amour et l’eau renaît le vivant !

 

Sébastien Broucke

7 août 2013

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 14:00

L-echassier.jpg

 

J’aime quand une idée monte, me turlupine,

Ainsi qu’en un pâton s’agite du levain,

Mais ce que je préfère à mes pensers bien vains,

C’est lorsque ma Thalie m’amuse, me taquine.

 

Cette enfant qui se glisse en mon lit le matin,

Me demande une histoire en suçant sa tétine,

Et pendant qu’endormi son père lui serine

Il était une fois..., je goûte ses câlins.

 

Ainsi qu’après la nuit en déchirant ses ombres,

L’homme épris de sa fille accroit encor le nombre

Des chimères qu’une aube incline à balbutier,

 

Peignant de nouveaux mots que ma vie désentoile,

Je souffle à du papier du vent pour une voile

Qui m’emporte déjà comme un grand échassier…

 

 

Sébastien Broucke

6 août 2013

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 14:30

 

Goutelettes.jpg

 

Ton regard obliquait vers ces lueurs câlines,

Qui renaissent au jour en robes vaporeuses...

 

Béni soit qui se vêt d’une aurore joyeuse,

Et s’offre ainsi qu’un ciel s’entourant d’opaline…

 

Sébastien Broucke

5 août 2013

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 15:30

 

Papillon-sur-levre.jpg

 

Il avance, il est noir, est-ce un arc, une lance,

Qui pourrait l’empêcher d’affleurer mes silences…

L’entendez-vous planer dans cet air plein de joie,

Celui qui vient ce jour, d’été, baiser ma voix ?

Il marche, virevolte, il échappe, charmant,

A tout ce qui est lourd, médiocre, inélégant.

A ma main qui l'envie, mes doigts qui n’ont de cesse

De le suivre en dansant, d’imiter ses prouesses,

Il devine étourdi qu’en leurs frêles beautés,

Survit un monde empli de sa légèreté.

Alors qu’il ne craint pas les profondes ravines,

Il s’effraie à l’idée d’une pluie cristalline ;

Si cet amant des fleurs rêve de perce-neige,

Jamais il ne verra sur lui fondre nos neiges ;

Il ignore l’hiver mais germe aux premiers bruits

Que distille un printemps annonçant d’autres fruits ;

S’il rampait monstrueux loin des astres sublimes,

C’est tout éblouissant qu’il s’approche des cimes…

Le voyez-vous là-bas reflétant une aurore,

Celui dont le baiser, tout léger, vous dévore ?...

 

Sébastien Broucke

4 août 2013

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 17:30

Pour toutes les mamans du monde...


Quelle-magie.jpg

 

Je t’attends sous cet orme où fleurissent mes vers,

Le soleil est bien haut, déjà, dans cette cour,

Qui verrai-je en premier, le soir ou ton retour,

L’espoir n’est qu’un mirage en un brûlant désert…

 

Je scrute l’horizon, je maudis la journée,

L’heure s’avance, avance, avance… et moi je veille,

Comme une fleur inquiète attendant une abeille,

Un papillon fourbu, une aile à pouponner…

 

Une cloche d’église entrecoupe au couteau,

Le silence et le jour comme un bon chien qui mord,

La vie n’est pas méchante et personne n’a tort,

Mais le monde est cruel aux cœurs sentimentaux…

 

Le décor est posé : les heures s’amoncellent,

Je vais énamourée, lasse, découragée,

Sous un arbre obombrant mon âme ravagée,

Qui meurt de le graver au prénom qu’elle épèle…

 

Je m’adosse à ce tronc comme au bois d’un cercueil,

Et mère sans couleur sous des cieux miroitants,

J’entends d’un clocher noir la mesure à trois temps,

Qui chante "pousse, espère, et chute…, pauvre feuille !"

 

 

Sébastien Broucke

31 juillet 2013

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 23:00

Muret.jpg

 

Avez-vous déjà vu ces longs murets bancals,

Qui quadrillent d’été le manteau des montagnes,

Les avez-vous longées ces lignes estivales,

Dérobant aux autours les lézards des campagnes ?

 

Ici pas de secours, plus rien d’horizontal,

Sans chapeau tout titube et c’est chaleur de bagne,

Le soleil qui sourit n’a plus rien d’amical,

Et du corps vacillant la fièvre est la compagne !

 

Ainsi j’allais, sans eau, sans chapeau, sans adulte,

Dans des herbes jaunies, dans des terres incultes,

Et mes pas résonnaient dans mon petit cœur d’homme.

 

Arpentant sans raison la rocaille et les pierres,

J’emportais ma jeunesse et mes chemins derrière

Ces murs qu’étourdissait un ciel sourd, monochrome.

 

 

Sébastien Broucke

29 juillet 2013

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 18:30

 

Papillon-sur-la-langue.jpg

 

C’était encore un jour éloigné de l’hiver

Une ride de plus peut-être ornait ta bouche

Ton invisible amant reposait sur ta couche

Où brûlait ce soleil qu’on fuit dans les déserts

 

La chaleur caressait les pâturages verts

Tu désirais sur toi ses mains qui t’effarouchent

Déjà tournait ta tête à ce vin qu’on débouche

En Champagne l’été, les jours d’anniversaire

 

Tu te trouvais bien vieille alors qu’encor plus belles

Les fleurs de ton jardin époussetaient leurs ailes

Pour colorer de joie ce papillon surpris

 

C’était toi, t’en souvient-il, c’était toi qu’épousait

Dans toute ta grandeur, dans toute ta beauté

Cet ange fou du ciel et de ton âme épris…

 

 

Sébastien Broucke

27 juillet 2013

 

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 12:30

 

Le baiser

 

 

J’encadre encor de roses, quelquefois de vers,

Les astres que mon cœur a saisis dans sa nasse,

Il conserve pour eux tant de célestes places,

Que j’aimerais savoir s’il en reste dans l’air…

 

Sens dessus sens dessous, tout y est de travers,

Ce serait un grenier si ce n’était l’espace,

Cet endroit qu’il faudrait qu’un génie débarrasse,

Mais chacun des objets ne cesse de me plaire…

 

Inconstantes amours, griffes sur mon visage,

Souvenirs au lointain, délicieux paysages,

Ce qui frôla ma main, ce qui brûla mes yeux,

 

Tout ce que j’ai saisi de mes années lumière,

Repose en un cercueil où renaît prisonnière

Mon âme illusionnée par la moitié des cieux !

 

Sébastien Broucke

26 juillet 2013

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 19:30

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J’avoue, j’en veux encore à ton rire éphémère,

Aux joies dilapidées aux plus doux de nos heures,

A tes regards d’enfant qui réchauffant ta mère,

Annonçaient tout l’hiver le printemps et ces fleurs,

Que mon âme noircie par la fumée des ans,

Salissait de dédain, méprisait de néant.

 

Tu allais ravissante et les aubes ravies

Attendaient que s’éveille aux nouvelles clartés

Ma délicate fille où s’empressait l’envie

De vivre, d’être heureuse, d’aimer en aparté

Les instants qui s’en vont essaimer sur les jours

De joyeux souvenirs, de paisibles amours.

 

A l’époque la terre était encore ronde,

La nuit peut-être sombre et la journée pareille,

Mais je n’ai jamais eu de douceurs plus profondes

Que lorsqu’appréhendant ton âme en son sommeil

Je devinais un ange attendri par la chance

De veiller sur ton père et ta jeunesse immense…

 

Sébastien Broucke

25 juillet 2013

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