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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 12:00





Votre corps serait frêle et votre esprit joli,

Vous seriez ce cantique écrit dedans la chair,

Tout serait à sa place et j’en serais ravi,

Vous seriez, Infinie, ce qui m’est le plus cher...

 

En repoussant l’instant d’entendre votre voix,

Muet vous contempler comme un tailleur de pierres,

Admirant le silence aux gestes de vos doigts,

Regarder votre bras pendant une heure entière…

 

Fixer dans mon cerveau la joie de vos cheveux,

Apporter leur lumière à ses murs froids et gris,

Et frappant sur mon cœur aux burins de vos yeux,

Effacer du jardin l’épine avec l’ortie.

 

Caresser une année votre âme et votre peau,

Courir dans vos prairies, marcher dans vos rivières,

Descendre en vos vallées, remonter votre dos,

Retrouver dans vos fleurs l’oreille à mes prières…

 

A mes yeux tout autant qu’à mon entendement,

Vous seriez le modèle amenant à la Vie,

Anathème impossible ou bien saint sacrement,

L’étincelle, l’enfant, et l’Œuvre en mon esprit.

 

Oui, vous seriez la source où boiraient mes poèmes,

Vous seriez – Oh Douleur ! – un objet agréable,

Une rare vertu, cette absence en moi-même,

Et la plus belle chose à la plus regrettable.

 

Et puisque ma tendresse, inamoureusement,

N’est qu’une offrande impure en des sursauts d’envies,

Oh… juste, j’aimerais vous voir pendant longtemps,

Comme un vivant retourne au rêve de sa vie…

 

Lamentable être humain qui survit de regrets,

Qui va, qui va sans eau, sans aile, sans sommet,

Qui va, cachant sa peine au cœur de ses forêts,

Comme Adam malheureux cachait sa nudité… !

 

A chaque amour brisé, c’est un homme qui l’est.

Alors, il faut qu’il grave, écrive, taille, peigne…

Et versant ce qui coule en son âme agitée,

Puisqu’il faut qu’il se venge, il montre comme il saigne.

 

Marche dans tes tableaux, avance tes statues,

Des lignes de tes mains remplis tes pages blanches,

Déverse quelque part tout ce que tu n’es plus,

Déjà tu es tombé vers l’envers où tu penches…

 

Votre corps serait frêle et votre esprit joli,

Vous seriez ce cantique écrit dedans la pierre,

Tout serait bien en place et j’en serais ravi,

Et j’aurais découvert ce qui manquait hier.





Sébastien Broucke
Grelots d'outre-temps
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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 18:45

 

Desordre.jpg

 

Autour de six heures, de la maison

Piaillent des oiseaux, passent des camions

Au milieu de son lit, allongé dans ses rêves

Il repeuple un peu mieux le matin qui se lève…

 

Combien lui reste-t-il à vivre

Trente-cinq années à tout casser

Quatre cents mois pour faire un livre

Sur le temps qui vient s’en aller…

 

A côté de personne écrasant l’édredon

Il s’invente un endroit où aller sans avion

Il n’est ni d’ici ni d’ailleurs

Il reste comme hier son ami le meilleur…

 

Que n’a-t-il découvert plus tôt

Que le ridicule ne tue pas

Que dans l’absurde tout est beau

Et que rien n’est grave ici bas…

 

Dans sa cage étalé, sa prison

Il goûte son bonheur dans cette agitation

Arborant stupéfait son étrange sourire

Il comprend dans le bruit le cocasse à venir…

 

La vie s’agite au fond de lui

Il ne va pas la contenir

C’est ne plus l’entendre qu’il fuit

Même s’il est heureux d’en mourir…

 

Autre jour, autre dessein, une histoire, une chanson

Trouver encore du papier, une muse, un crayon

N’y a-t-il pas tant et rien à dire

Sur le fugace, la sagesse et le délire…

 

Six heures, sortir du lit, les poubelles

Aller trouver un job, la vie belle

Les cheveux en bataille, il s’étonne

La vie c’est du désordre qui rayonne…

 

 

Sébastien Broucke

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 19:10

 

Aux Papillons perdus...

 

 

 

Jambes

 

 

Elle avait des jambes à peindre, ou à pleurer !

L'aveugle que sa nuit, sans lune, aime poursuivre,

L'heureuse âme, était seul à ne pouvoir les suivre,

Seul à n'émigrer pas où leurs pas l'emmenaient.

 

Mes yeux déconcertés ne tombaient que sur elles !

Bien mieux qu'un autre, ébloui par leurs courbes,

J'aurais trompé mon cœur, serais devenu fourbe,

Pour avoir un instant mes deux mains sur ces ailes...

 

Tel un arbre inutile enlacé par du lierre,

Lourde force enchaînée par d'autres, silencieuses,

Mon sang comme une sève aux chaleurs capricieuses

Giclait mon aboulie, eau trouble en ses ornières...

 

J'aimais cette douleur, je craignais de la fuir.

Étonné comme un pied dans du sable l'été,

Je marchais dans un songe, enfer, et je brûlais,

Jouissant empressé du ciel à se réduire...

 

De la souffrance enflait un temps qui s'égrenait.

Sur les Alléluias que j'avais à lui rendre,

Une envie de courir jaillissait pour me prendre.

Immobile longtemps l'ange sembla passer...

 

La fièvre allait folie et les champs séduisants,

Déambulant aux cieux leurs vaporeux transports,

Survolant ces jardins que promenait l'aurore,

L'instant se dissipait, fugace, délirant.

 

Mes paupières, mon cœur, pulsaient, sombres, nombreuses,

Mille étincelles, mille interdites prières.

Je désirais que Dieu fige au moins ses rivières,

Et me laisse, éternel, à ma minute heureuse...

 

Il n'en fit rien. Par quelle erreur, quelle autre loi,

J'agenouillais alors, encor, de bas en haut,

Mon âme, mes regards, sur des grains que bientôt,

Un jour de trop, sournois, broierait au loin de moi ?...

 

Que ne pouvais-je au moins, nuage, t'arrêter,

Par ma muse en chemin me laisser entrevoir,

Stupéfiant l'un et l'autre ou pétrifié d'espoir,

Oser, oser mon rêve à le voir s'engendrer !...

 

Asservi que j'étais à ses ors éclatants,

Le matin s'éleva sur les ombres mourantes,

Et voyant s'avancer ces clartés titubantes,

Impuissant je raillai l'éphémère étonnant !

 

Tout s'effaça soudain. Non le beau, le sacré.

J'erre depuis, sans foi, mais ne retrouve pas

Cette femme en cette aube agonisant là-bas,

Et je crève en aveugle à n'espérer jamais.

 

Ivre à potron-minet, tournoyant aux secondes,

Maudissant goulûment les pépiements du jour,

Je tombe, à vive allure, à l'heure où tout est sourd,

Au loin, sans joie, aux bords de l'autre monde.

 

Pourtant, chaque matin, avant que je me lève,

Se devant d'imprimer mon empreinte à la terre,

Puisqu'un pied ne peut pas rester toujours en l'air,

Je dépose les miens sur des prairies de rêve...

 

 

 

Sébastien Broucke

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 19:00

 

Moulins.jpg

 

Aux corps verts des collines,

Monotone ou sublime,

Encor déjà debout sur les branches, les cimes,

Va la voix des oiseaux quelque part aussi loin

Que l'eau de la rivière aux pieds des vieux moulins…

En ce matin si tôt,

Sous ce soleil si bas,

Un jour nouveau s'en vient, la même nuit s'en va ;

Le chant du grain qui meurt pour qu'un devienne mille

Part graver ses sillons dans la terre docile…

 

Comme aux champs, lits d'amour

Du soleil et de l'eau,

Il nous renaît toujours épis et pains nouveaux,

Dans nos maisons de boue, devant des corps d'argile,

Du fort naîtra le doux et l'humble du fragile…

Et le ciel tout autour,

Où que souffle le vent,

Fera tourner les jours sous la pointe du temps ;

Nos hivers, nos printemps, leurs joies et leurs fardeaux

Verront jaillir l'amour comme jaillit de l'eau...

 

Aux corps verts des collines,

Monotone ou sublime,

Encor toujours debout sous les branches, les cimes,

Court la voix de l'enfant, tout juste un peu moins loin

Que l'eau de la rivière aux pieds des vieux moulins…

Car il tonne midi,

Sous cette étoile en haut,

La vie va, court, s'enfuit sous ce soleil trop chaud ;

Et passant au-dessus des oiseaux, des écoles,

Le vent file ces jours dont la mémoire est folle...

 

Tant que le bleu des cieux

Percera nos rideaux,

Il naîtra des enfants pour soulager nos maux,

Les murmures pourront résonner trop souvent,

Ces petits riens du tout seront plus importants...

Nos yeux sur leurs visages,

Comme on contemple un feu,

Nous feront serviteurs de leurs vies, de leurs jeux ;

Nous irons musiciens du bonheur et du temps,

Pour que danse longtemps le printemps sur les ans...

 

Au corps verts des collines,

Monotone ou sublime,

Encor encor debout près des branches, des cimes,

Vole sur les sillons de la terre docile,

La paix de tant de joie que donne un peu d'argile...

Mais il est tard ce soir,

Et la lune est trop haut,

Un jour vieilli s'éteint, la même nuit bientôt,

Où l'on songe à demain, aux enfants bien plus loin

Que l'eau de la rivière aux pieds des vieux moulins...

 

 

Sébastien Broucke

 

 

Le Lecteur aura l'amabilité de pardonner ces quelques lignes,

ce sont celles d'un texte de jeunesse retrouvé(e).

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 18:00

 

Pere-et-Fils.jpg

 

Il avait des familles

des pères le courage,

ce courage inutile,

infâme, idiot, stérile,

celui dont on ne fait

rien absolument rien,

pas même un mot, un livre,

à peine une ironie,

ou peut-être une honte,

tout au plus un mépris.

Il le portait pourtant

comme une chaîne en or,

un trésor à son cou,

une réponse rare...

Il était tel un chêne

immense sous les cieux,

qu'on n'avait vu que lui

quand on quittait les lieux !

Avec au fond de l'âme

une noblesse étrange

qui ne le quittait pas,

qui croisait son chemin

se croyait vu d'un ange.

Cet homme faisait peur,

il ressemblait à Dieu !

Il n'affichait jamais

les craintes qu'il avait,

on ne l'entendait pas

crier comme souvent

certains autres le font,

" Attention ! femme, enfants ! "

Il avait le regard

imposant du silence

où se tenaient cachés,

dans un simple appareil,

l'amour et le bonheur,

sa force et sa science.

Et cet homme béni

privé d'envie, de ruse

et de pensées méchantes,

qui n'avait pas de biens,

qui n'avait que son nom,

une femme admirée,

un surnom de Démon,

on le voyait parfois

au milieu d'une nuit,

arraché d'un sommeil

où les rêves sont durs,

d'où sont toujours absentes

les femmes et la gloire,

se lever, tel un lion,

pour couvrir un enfant

et lui toucher le front.

 

 

Sébastien Broucke

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 19:00

 

les-amants-impossibles.jpg

 

  Ose, Anna !

 

Elle est je sais d'ailleurs, sans doute d'un autre âge,

Marchant dans mes chemins vers son autre rivage.

Je doute qu'elle vive, elle fut ou sera,

Elle était née pour moi et ne le savait pas...

 

D'un siècle encor lointain, ou d'un autre perdu,

Je ne l'aurai jamais à mon cou vue pendue.

Elle ne saura pas que nos routes s’emmêlent,

Que je l'aimais d'amour, que j'écrivais pour elle...

 

Son prénom...?! Peu importe, il m'est le plus précieux,

Il met soleil au cœur, poésie dans les cieux.

Oui, je suis amoureux d'une femme inconnue,

Morte même peut-être, en tout cas... jamais vue !

 

Les astres de ses nuits n'éclairent pas mes soirs,

Mais sa lumière ailleurs m'est chaleur dans le noir.

Je brûle et j'en succombe, étrange éternité,

On ne s'est pas connus et je l'ai tant aimée...

 

Quand l'un de ses sanglots à ma gorge remonte,

Que mes yeux dans les siens voient des larmes qui montent,

Peut-être son regard sait les miennes qui tombent...

Au quart de son soupir j'ai le torse qui bombe !

 

Oh ! tendresse illusoire, ai-je donc existé,

Rêve démesuré, pour n'avoir pas été ?!..

Je ne l'ai pas touchée, elle ne m'a pas vu,

On ne s'est pas écrit, mais si l'on s'était lu ?...

 

Oui je rêve je sais, oui je sais je suis fou,

Mais je suis le premier à aimer malgré tout !

Malgré le temps, les dieux, les lois et l'impossible,

Avec l'espoir, l'émoi, mes anges invincibles...

 

Un jour nous serons morts, profonde liberté,

Alors enfin je sais, je la découvrirai.

Ma gloire, qu’on l'emporte ou me la laisse au cou,

Je ne veux plus sur moi qu'un baiser pour sa joue !

 

Nous sommes quelques temps éloignés et perdus,

Nous sommes ces amants qui ne se sont pas vus. 

Mais puisqu'il n'est plus temps de geindre en adorant,

Seul et rempli de joie, j'attends en souriant...

 

Ose

 

Sébastien Broucke

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 14:15

 

Bateau-en-papier.jpg

 

Entre détresses et plaisirs

Venir sans savoir ou aller

Attendre tous pour repartir

Savoir qu'on ne saura jamais

Sur la mer des lamentations

Voyager tous de père en fils

Le long cours de la création

Cargos lourds de rêves factices...

 

Puisque les choses vont en rond

Les hommes, nos yeux, leurs désirs

Le monde et le vent, ces saisons

Pour qui, pour quoi naître à gémir ?!...

Plantés dans le jardin des peines

Porter la misère et nos vies

Remplir d'habitudes nos veines

Crouler sous le poids des soucis…

 

Au son lourd du chacun pour soi

Battre des mains sans réfléchir

Garder les rêves, les yeux froids

N'avoir jamais eu d'avenir

Sur l'autel des actes manqués

Offrir ses jours en sacrifice

Chanter un hymne à ces années

Qui voyaient toujours nos fronts lisses…

 

Même chemin, même existence

Est-il utile de s'étendre

Porter tant d'erreurs, de souffrances

Ne rien voir que tout à reprendre !...

Courir sur des routes tracées

Vivre sans âme et sans frisson

N'avoir de larmes pour pleurer

Qu'aux pieds des années qui s'en vont

 

Vieillir et mimer jusqu'au bout

Trop peu d'espoir, trop peu de joie

N'être qu'une image trop floue

Pour attirer l'amour vers soi

À ne pas se trouver meilleur

Que ceux qu'auront croisés nos rues 

Cachant la pire des lueurs

N'être qu'un autre et rien de plus !

 

Trouver soudain la vie banale

Un reste absurde et mécanique

D'un miracle phénoménal

D'un rêve trois fois magnifique

Goûter des journées sans saveur

Reboire en silence les pluies

Les couleurs affadies du cœur

Que pulsent la honte et l'ennui...

 

Mais, vers un dieu ou vers l'enfance

Osant se brûler le regard

S'envoler un jour, d'imprudence

Vers ces cieux qu'on trouve trop tard... 

Venir de rien et l'accepter

Désirer tracer son chemin

Choisir d'apprendre à embrasser

La brune qui s'offre à nos mains

 

Oui, sur tout tenter de voir luire

Le rêve qu'on a de sa vie

Trouver l'audace où s'éblouir

Ignorer l'absurde et l'oubli

Vivre est plus que naître a mourir

Au temps seul qui reste et qui passe

C'est inventer ces souvenirs

Que rien n'érafle ni n'efface…

 

 

Sébastien Broucke

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 12:00

 

Femme-endormie-copie-1.jpg

 

O douceur malheureuse, O laide expression

Qui transforme une femme en abréviation !

En t’écrivant souvent, jolie facilité,

J’ai bien moins de courage que de lâcheté !

 

En me donnant la place où je devrais la voir,

En faisant de ma flamme un arc-en-ciel noir,

Evitant de chercher ce qu’il faudrait lui dire,

J’emprunte un chemin large et rassuré de cire !

 

Je me cache en tes murs, forteresse sans pont,

Et de trois mots point tus crois lui faire un donjon !

Parole, en vérité, lui couvrant mes mensonges,

 

Tout en te prononçant ma conscience se ronge,

Car jetant sur ton bord le mot qui nous unit,

Tout en nous rapprochant, ton grand nœud nous délie !

 

 

Sébastien Broucke

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 23:00


Rouge-sans.jpg

Comme le blême est grâce aux malades chétives,

Prisant l'odeur des lys écœurés de Rimbaud,

Brûlée de mille feux et de pensées fautives,

Elle aurait le teint clair des âmes au repos.

 

Je marchais vers la chambre où courait sa bougie.

Jeune aile révoltée de génie insoumise,

Affalée sur un lit, souriante, endormie,

Son visage peindrait une figure exquise...

 

La porte était ouverte et sa paupière close,

Une faible lueur s'éteignait sur sa joue,

Ses lèvres à pas lents s'allégeaient de leur rose,

Mais ses cheveux encor lui caressaient le cou...

 

Comme un jour de grand vent déshabille une fleur,

Elle avait déposé sur le vide du mur,

Une âme sans envie, un rouge sans couleur,

Des morceaux de vers morts, des lambeaux de blessures.

 

N'ayant plus de crayon, ayant besoin d'écrire,

Ses veines tailladées, sa dix-septième année,

Ses doigts, derniers pinceaux, ses mots, derniers soupirs,

Du papier de son cœur n’encollèrent qu'un lé !





Sébastien Broucke
Grelots d'outre-temps
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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 18:50

 

Blanche-Neige

 

 

Ils sont grands. Sont-ils peints ?! On les croirait vivants !..

A trop les regarder on croit que rien ne passe...

 

Tout comme eux je savais qu’il ôterait ma trace,

Comme il avait choisi la forme avec la place.

 

J’arrêtais mon regard fuyant sur ces instants,

Le rôle de chaque arbre est de cacher le temps...

 

L’ombre de mille oiseaux volait sur mon feuillage,

Le soleil brillait donc sur ces morceaux de page,

Et taillant ses rayons qui perçaient le branchage,

Jouait à déposer des mots sur mes images...

 

Comme un tronc dévêtu quand l’automne à l’aimer,

Je resterai vivant, Je resterai planté !

Non, je ne dirai rien quand le vent et ses coups

Feront tomber ma gloire, au sol, aux yeux jaloux,

Car humilié mais fier je tremblerai debout !

 

Oui le froid pourra fondre sur ma nudité,

Et la mort m’ôter même à celle à qui j’étais,

Je ne cesserai pas, lueur bleue, d’espérer.

 

La loi est éphémère et l’infini serein,

Mais le début toujours renaît après la fin ;

Toute chose en hiver se souvient de l’été,

La lettre était le corps, l’esprit sera deux mains !

En elles je nous sais, puisqu’aux cœurs emmêlés

La vie versant l’amour met l’immortalité !

 

Alors, si tout s’arrête et lorsque l’âme meurt,

Que l’amour continue, que le rêve demeure !

 

 

Que-l-amour-continue-copie-1.jpg

 

 

Sébastien Broucke

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