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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 20:20

 

 

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Je t’écris, ma mémoire à toi-même enchaînée,

Mes mots puisant le jour en des matins damnés.

J’affronterais sans peur mille meutes de loups,

Mais rentrapercevoir, même loin, même flou,

Ton regard azuré où se mirait mon âme,

Je tremble comme un cœur où s'épanche une lame…

 

Si de nous le fantôme est mort décapité,

De caresses, de joie, cette chambre est hantée.

Rien pourtant n’ose entendre, au lointain des soupirs,

Ce qu’au creux d’autres draps nos mains venaient se dire.

Tout reste familier où je suis inconnu :

Je retombe à tes pieds, là la sainte était nue…

 

Mes souvenirs s’en vont tels des papiers froissés,

Aux corbeilles des ans je les vois s’amasser.

Relève-moi, j’ai honte, à genoux je survis,

Au bonheur de nous deux le passé me convie !

Je m’abreuve à la larme et m’enfuis, aphasique,

Le beau de nos instants me promène amnésique…

 

Va ! Reste en l’autre monde, émeus le paradis,

Abandonne à son sort, captif en son taudis,

Celui qui devant toi se faisait minuscule,

Celui qu’en un poème on nommerait virgule.

Par delà mes barreaux ton œil vient me sourire,

Ah ! Ferme ta paupière et que j’aille en mourir.

 

 

Sébastien Broucke

21, 22 & 27 juin 2013

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