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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 00:30

 

Arbre-seul.jpg

 

Un poème nouveau s’est assis sur la branche,

Et le chant d’un oiseau qui revient et se penche,

Vers mon oreille ouverte où vont mille et un sons,

Semble agiter les fleurs comme un vent de moisson.

La nuit n’a pas germé ses écumes d’étoiles,

Pas encore. Au lointain, sur la mer, vont les voiles

De ces nefs égarées courant d’autres matins,

Pour vomir leurs trésors ou chercher un butin.

Enfin, il disparaît. Le soleil a sombré

Vers un étrange ailleurs qu’un soir vient obombrer.

Où s’en va-t-il dormir, entre combien de planches

Invisibles, mourir, dans quel cercueil étanche ?

La branche plie. Un peu. Est-il seul, est-ce un nid,

Combien peut-on de mots quand l’été reverdit,

Combien d’ailes sur eux lorsque vont en sueur

Les hommes étourdis par le vin des chaleurs ?

Ma muse et mon esprit sont lovés dans du vers,

Ils s’aiment dans la nuit, au-dessus de la mer,

Tu sais, ce promontoire où la falaise penche,

Et l’arbre. L’herbe rase a pour ciel quelques branches.

 

Sébastien Broucke

19 juillet 2013

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commentaires

O
Believe me! I’m at complete loss of words! What I have always imagined in my mind! I felt so happy after reading this poem. We share similar thoughts. I absolutely loved the way you described the night sky and the stars.
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