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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 12:30

Duale.jpg

 

Serais-je fracassé comme les quais d’un port,

Aurais-je l’air idiot d’un fragile étourneau,

Me verrais-je béat comme au pied d’une aurore,

Lorsque je descendrai ton corps dans le tombeau ?

 

Puisque ton âme ira vers l’infini de celles

Qui rayonnent chacune ainsi que cent soleils,

Volerais-je à nouveau, et de mes propres ailes,

Quand mon espoir aura la taille d’une abeille ?

 

Le jour vient où partant pour cet ultime étage,

Tu diras à tes doigts de délaisser ma main,

Et fuyant dans la cage où les mourants voyagent,

Tu forceras mon cœur à ne battre qu’en vain ;

 

L’absence perlera mes joues de peine vive,

J’enterrerai mon mal dans de sombres terreaux,

Et mes journées sans faim comme un fleuve sans rive,

Noieront à tout jamais notre amour dans leurs eaux…

 

Les laisseras-tu faire, ah ! Serais-tu de glace,

Toi ! Lacérer mon cœur ? Toi, givre de printemps ?

Ne crains-tu pas de Dieu l’effroyable menace,

Qui dit serait-ce aimer que de n’aimer qu’un temps ?...

 

Sébastien Broucke

7 septembre 2013

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