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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 13:38

 

 

Profitant du soleil et de l’herbe qui pousse,

De petits veaux beuglaient dans les champs et la joie ;

A plonger au ruisseau leurs semblables frimousses,

Ils remontaient en chœur leurs naseaux un peu froids.

 

Terrifiant dans sa force, impuissant dans son aire,

Le père des bovins ruminait dans la brousse ;

Esseulé dans son pré, prisonnier sur sa terre,

Ce taureau maudissait la jeunesse et la frousse.

 

Ici rien à combattre, et quel homme écraser !

Attendre le printemps, rêver qu’on le libère,

Supplier qu’au matin son bourreau embrasé,

Lui ôte à la narine un simple anneau de fer ?

 

Mais même le soleil ne ferait pas le poids,

Il pourrait tout détruire ou juste tout raser,

Aucun rayon du ciel tombant dans cet endroit,

Ne saurait amollir son cœur ou l’abraser !

 

 

Sébastien Broucke

27 octobre 2014

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